Méthode
Le produit s’appelle Luvaris. Le samedi, vous apportez un texte de la semaine. Léa tient l’ordre : consigne, lecture, correction. L’outil n’envoie rien.
Avant d’ouvrir quoi que ce soit, on écrit qui lira le résultat, ce qui peut y figurer et ce qui est interdit. « Fais-moi un mail poli » n’est pas une consigne Luvaris. « Relance la copropriété : la provision passe de mercredi à vendredi, le montant ne change pas, une seule phrase d’excuse, sans inventer la cause » en est une.
Cette phrase tient en cinq lignes du cahier. Dès le deuxième samedi, la plupart la savent par cœur. La dernière ligne ne change pas : qu’est-ce que je dois vérifier avant d’envoyer ?
L’outil propose. On lit. Léa s’arrête sur chaque date, chaque nom, chaque « comme convenu au téléphone » que personne n’a appelé. Deux ajouts inventés, deux ratures. C’est le cours. Le groupe entend les mêmes pièges : une décision jamais prise, un responsable nommé au hasard, un mois collé sur un jour.
Après le café, chacun reprend le sien. Léa passe derrière les dix écrans. Elle ne tape pas à votre place. Elle demande où est la ligne « à préciser ». Si elle n’y est pas et qu’un nom manque, on réécrit la consigne.
À 13 h 30 on ferme. Pas de devoir noté. Le cahier rentre au bureau. Luvaris n’envoie pas de replay : ce qui n’a pas été raturé en salle ne s’apprend pas le dimanche sur le canapé.